Le salaire horaire médian d’un conseiller en voyages au Québec se situe entre 21,63 $ et 24,00 $ selon la source gouvernementale consultée. Les salaires les plus bas tournent autour de 17,88 $, les plus élevés autour de 36 $. Ces montants concernent les personnes salariées et ne comptent pas les commissions.
C’est la réponse officielle. Elle décrit mal la réalité du métier, parce que la plupart des conseillers ne sont pas payés comme ça. Voici le portrait complet, avec les seuls chiffres de commissions réellement documentés au Canada.
Le salaire, chez les salariés
Source
Minimum
Médian
Maximum
Période
Guichet-Emplois, Québec
17,88 $
21,63 $
35,90 $
2023-2024
Québec.ca (IMT)
17,88 $
24,00 $
36,06 $
moyenne 2023-2025
Les deux sources sont officielles, l’une fédérale, l’autre provinciale, et elles ne mesurent pas exactement la même fenêtre. Méfiez-vous de toute page qui vous donne un seul chiffre sans dire d’où il vient.
Ces montants sont des percentiles, pas des bornes : une partie des conseillers gagne moins que le chiffre le plus bas, une autre gagne plus que le plus élevé.
Un repère pour situer le bas de l’échelle : les salaires les plus faibles relevés en 2023-2024, soit 17,88 $, dépassaient à peine le salaire minimum de l’époque. Et le salaire minimum général a depuis atteint 16,60 $, le 1er mai 2026. L’écart, déjà mince, s’est resserré. Ce métier ne paie pas au départ, il paie plus tard.
Et selon la région
Quatre régions seulement ont des données publiables.
Région
Médian
Chaudière-Appalaches
23,55 $
Laurentides
21,63 $
Laval
21,63 $
Montréal
19,08 $
Montréal affiche la médiane la plus basse des quatre. Une réserve avant d’en tirer une conclusion : la donnée de Chaudière-Appalaches provient d’une estimation pour petits domaines portant sur 2024, alors que les trois autres viennent de l’Enquête sur la population active de 2023-2024. Les quatre lignes ne sont pas strictement comparables.
La commission, là où le métier se joue vraiment
Un conseiller salarié touche souvent un salaire de base plus une commission sur ses ventes. Un conseiller autonome affilié à une agence partage la commission avec elle. Dans les deux cas, la vraie question devient : la commission vient d’où, et elle vaut combien ?
Ce qui est documenté
L’aérien s’est effondré. Les taux de commission sont contractuels et confidentiels : les transporteurs ne les publient pas, et Air Canada a explicitement refusé de confirmer les siens en juin dernier. Ce qui est public, c’est la tendance, et elle est sans ambiguïté. Les commissions aériennes ont fondu depuis vingt ans, et les coupures se poursuivent : la plus récente est entrée en vigueur le 1er juillet 2026.
Pour mesurer ce que ça donne au détail, un exemple québécois publié dans La Presse : un billet Montréal-Toronto de 400 $ rapportait environ 7,50 $ de commission à l’agence, soit près de 1,9 %.
Vendre des billets d’avion seuls ne fait vivre personne.
Les forfaits soleil ont suivi la même pente, plus lentement. Les voyagistes canadiens versaient historiquement une commission à deux chiffres. Elle a fondu de moitié au fil des années, et les taux actuels restent des ententes privées, négociées agence par agence selon le volume.
Ce que ça veut dire pour vous. Deux conseillers rattachés à deux agences différentes ne touchent pas la même commission sur la même vente. Demandez la grille de votre agence par écrit avant de signer : c’est la seule façon de savoir ce que vous gagnez réellement.
Le partage avec l’agence
Un conseiller autonome ne garde pas toute la commission : elle est partagée avec l’agence qui détient le permis. Les réseaux hôtes canadiens annoncent publiquement des partages allant d’environ 85 % à 100 % pour le conseiller sur certains fournisseurs, selon le volume et les frais mensuels payés.
Aucune statistique indépendante ne mesure la répartition réelle de ces ententes au Canada. Un pourcentage annoncé en publicité de recrutement n’est pas une moyenne d’industrie. Demandez les conditions par écrit avant de signer.
Les frais de service, la partie que vous contrôlez
La moitié des conseillers canadiens facturent maintenant des frais de service au client, contre 66 % en Europe. Aux États-Unis, 55 % des agences traditionnelles fonctionnent en modèle hybride, frais de consultation plus commissions, ce qui ne mesure pas tout à fait la même chose. Environ 70 % des agences ont rencontré une résistance des clients au moment de les introduire.
Les montants pratiqués au Québec vont de 0 $ à 85 $ par réservation, appliqués surtout aux vols peu chers où la commission ne couvre plus le travail. Ailleurs au Canada, les exemples publiés vont jusqu’à 250 $ par dossier, et certains conseillers facturent jusqu’à 2 000 $ pour un billet en classe affaires.
Une règle de l’Office à connaître avant de bâtir votre grille : les frais de service ne peuvent pas être exclus du prix annoncé. Le prix affiché en publicité doit être le montant total que le client débourse, seules la TPS et la TVQ pouvant être exclues, et clairement indiquées. Les amendes pour publicité non conforme montent à 125 000 $ pour une entreprise.
La première année
Aucune statistique québécoise ne mesure le revenu d’un conseiller débutant. Nous le disons plutôt que de vous servir un chiffre inventé.
Les seules données sérieuses viennent des États-Unis, où Host Agency Reviews sonde chaque année plus de deux mille conseillers. Pour l’année 2023, en dollars américains :
Revenu moyen d’un conseiller de moins de trois ans d’expérience : 12 057 $ US
Part des conseillers dépassant 25 000 $ US durant leurs deux premières années : 10 %
Part de ces mêmes conseillers dépassant 50 000 $ US : 3 %
Revenu moyen d’un conseiller de trois ans et plus : 52 636 $ US
Écart entre deux ans d’expérience et trois à cinq ans, à temps plein : +87 %
Marché américain, devise américaine, structure d’industrie différente. Prenez ces chiffres comme un ordre de grandeur, pas comme une prévision québécoise.
Le message qu’ils portent est clair : la première année ne paie pas, la troisième change tout.
Le piège que personne ne mentionne
Les commissions ne sont pas versées au moment de la réservation. Selon le fournisseur, elles arrivent avant le départ, à l’embarquement, ou après le retour du client.
Faites le calcul. Vous vendez une croisière en janvier pour un départ en juillet. Selon la compagnie, vous serez payé en juin, en juillet ou en août. Une première année peut donc afficher de belles ventes et un compte de banque vide.
C’est une des causes d’abandon les plus fréquentes chez les nouveaux conseillers autonomes, et elle n’a rien à voir avec le talent. Prévoyez de quoi vivre pendant six à douze mois, ou commencez à temps partiel en gardant un autre revenu.
Ce que ça donne, en résumé honnête
Salariée en agence, vous commencerez autour de 18 $ à 21 $ l’heure, avec des avantages sociaux dans la grande majorité des cas, et vous apprendrez le métier aux frais de quelqu’un d’autre.
Autonome affiliée, votre revenu dépendra de trois choses : le volume que vous vendez, le partage négocié avec votre agence, et votre capacité à facturer des frais de service sans perdre le client. Le plafond est plus haut, le plancher est zéro.
Dans les deux cas, la matière première est la même : une clientèle qui revient et qui vous recommande. Tout le reste est de la mécanique.
Si vous en êtes encore à l’étape du certificat, commencez par le guide du certificat de l’OPC. Si vous envisagez le travail à domicile, lisez d’abord ce que ça implique vraiment, parce que les règles de l’Office y sont plus strictes qu’on le croit.
Sources
Données vérifiées le 23 août 2026. Les montants et les taux de commission changent : la source fait foi.
Combien gagne un conseiller en voyages au Québec
Le salaire horaire médian d’un conseiller en voyages au Québec se situe entre 21,63 $ et 24,00 $ selon la source gouvernementale consultée. Les salaires les plus bas tournent autour de 17,88 $, les plus élevés autour de 36 $. Ces montants concernent les personnes salariées et ne comptent pas les commissions.
C’est la réponse officielle. Elle décrit mal la réalité du métier, parce que la plupart des conseillers ne sont pas payés comme ça. Voici le portrait complet, avec les seuls chiffres de commissions réellement documentés au Canada.
Le salaire, chez les salariés
Les deux sources sont officielles, l’une fédérale, l’autre provinciale, et elles ne mesurent pas exactement la même fenêtre. Méfiez-vous de toute page qui vous donne un seul chiffre sans dire d’où il vient.
Ces montants sont des percentiles, pas des bornes : une partie des conseillers gagne moins que le chiffre le plus bas, une autre gagne plus que le plus élevé.
Un repère pour situer le bas de l’échelle : les salaires les plus faibles relevés en 2023-2024, soit 17,88 $, dépassaient à peine le salaire minimum de l’époque. Et le salaire minimum général a depuis atteint 16,60 $, le 1er mai 2026. L’écart, déjà mince, s’est resserré. Ce métier ne paie pas au départ, il paie plus tard.
Et selon la région
Quatre régions seulement ont des données publiables.
Montréal affiche la médiane la plus basse des quatre. Une réserve avant d’en tirer une conclusion : la donnée de Chaudière-Appalaches provient d’une estimation pour petits domaines portant sur 2024, alors que les trois autres viennent de l’Enquête sur la population active de 2023-2024. Les quatre lignes ne sont pas strictement comparables.
La commission, là où le métier se joue vraiment
Un conseiller salarié touche souvent un salaire de base plus une commission sur ses ventes. Un conseiller autonome affilié à une agence partage la commission avec elle. Dans les deux cas, la vraie question devient : la commission vient d’où, et elle vaut combien ?
Ce qui est documenté
L’aérien s’est effondré. Les taux de commission sont contractuels et confidentiels : les transporteurs ne les publient pas, et Air Canada a explicitement refusé de confirmer les siens en juin dernier. Ce qui est public, c’est la tendance, et elle est sans ambiguïté. Les commissions aériennes ont fondu depuis vingt ans, et les coupures se poursuivent : la plus récente est entrée en vigueur le 1er juillet 2026.
Pour mesurer ce que ça donne au détail, un exemple québécois publié dans La Presse : un billet Montréal-Toronto de 400 $ rapportait environ 7,50 $ de commission à l’agence, soit près de 1,9 %.
Vendre des billets d’avion seuls ne fait vivre personne.
Les forfaits soleil ont suivi la même pente, plus lentement. Les voyagistes canadiens versaient historiquement une commission à deux chiffres. Elle a fondu de moitié au fil des années, et les taux actuels restent des ententes privées, négociées agence par agence selon le volume.
Ce que ça veut dire pour vous. Deux conseillers rattachés à deux agences différentes ne touchent pas la même commission sur la même vente. Demandez la grille de votre agence par écrit avant de signer : c’est la seule façon de savoir ce que vous gagnez réellement.
Le partage avec l’agence
Un conseiller autonome ne garde pas toute la commission : elle est partagée avec l’agence qui détient le permis. Les réseaux hôtes canadiens annoncent publiquement des partages allant d’environ 85 % à 100 % pour le conseiller sur certains fournisseurs, selon le volume et les frais mensuels payés.
Aucune statistique indépendante ne mesure la répartition réelle de ces ententes au Canada. Un pourcentage annoncé en publicité de recrutement n’est pas une moyenne d’industrie. Demandez les conditions par écrit avant de signer.
Les frais de service, la partie que vous contrôlez
La moitié des conseillers canadiens facturent maintenant des frais de service au client, contre 66 % en Europe. Aux États-Unis, 55 % des agences traditionnelles fonctionnent en modèle hybride, frais de consultation plus commissions, ce qui ne mesure pas tout à fait la même chose. Environ 70 % des agences ont rencontré une résistance des clients au moment de les introduire.
Les montants pratiqués au Québec vont de 0 $ à 85 $ par réservation, appliqués surtout aux vols peu chers où la commission ne couvre plus le travail. Ailleurs au Canada, les exemples publiés vont jusqu’à 250 $ par dossier, et certains conseillers facturent jusqu’à 2 000 $ pour un billet en classe affaires.
Une règle de l’Office à connaître avant de bâtir votre grille : les frais de service ne peuvent pas être exclus du prix annoncé. Le prix affiché en publicité doit être le montant total que le client débourse, seules la TPS et la TVQ pouvant être exclues, et clairement indiquées. Les amendes pour publicité non conforme montent à 125 000 $ pour une entreprise.
La première année
Aucune statistique québécoise ne mesure le revenu d’un conseiller débutant. Nous le disons plutôt que de vous servir un chiffre inventé.
Les seules données sérieuses viennent des États-Unis, où Host Agency Reviews sonde chaque année plus de deux mille conseillers. Pour l’année 2023, en dollars américains :
Marché américain, devise américaine, structure d’industrie différente. Prenez ces chiffres comme un ordre de grandeur, pas comme une prévision québécoise.
Le message qu’ils portent est clair : la première année ne paie pas, la troisième change tout.
Le piège que personne ne mentionne
Les commissions ne sont pas versées au moment de la réservation. Selon le fournisseur, elles arrivent avant le départ, à l’embarquement, ou après le retour du client.
Faites le calcul. Vous vendez une croisière en janvier pour un départ en juillet. Selon la compagnie, vous serez payé en juin, en juillet ou en août. Une première année peut donc afficher de belles ventes et un compte de banque vide.
C’est une des causes d’abandon les plus fréquentes chez les nouveaux conseillers autonomes, et elle n’a rien à voir avec le talent. Prévoyez de quoi vivre pendant six à douze mois, ou commencez à temps partiel en gardant un autre revenu.
Ce que ça donne, en résumé honnête
Salariée en agence, vous commencerez autour de 18 $ à 21 $ l’heure, avec des avantages sociaux dans la grande majorité des cas, et vous apprendrez le métier aux frais de quelqu’un d’autre.
Autonome affiliée, votre revenu dépendra de trois choses : le volume que vous vendez, le partage négocié avec votre agence, et votre capacité à facturer des frais de service sans perdre le client. Le plafond est plus haut, le plancher est zéro.
Dans les deux cas, la matière première est la même : une clientèle qui revient et qui vous recommande. Tout le reste est de la mécanique.
Si vous en êtes encore à l’étape du certificat, commencez par le guide du certificat de l’OPC. Si vous envisagez le travail à domicile, lisez d’abord ce que ça implique vraiment, parce que les règles de l’Office y sont plus strictes qu’on le croit.
Sources
Données vérifiées le 23 août 2026. Les montants et les taux de commission changent : la source fait foi.
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